Un voyage dans le temps, une traversée mélancolique, des paysages grandioses, telle est l’impression que l’on ressent en voyant les images
d’Ali Moon. Rapporté du Mexique et du désert australien, ce travail photographique nous présente l’homme dans son environnement et nous
procure une sensation de liberté et de vertige.
A travel in time, a melancholic journey, Ali Moon’s photographs of Mexico and Australia is the story of Man and his relationship with the
landscape. The vast emptiness of desert and sky is reflected in her lens, enveloping the life forms she focuses on. The raw essence of the wild is impossible to escape.
Un viaje a través del tiempo, una travesía melancólica, unos paisajes grandiosos, esto es lo que se siente al mirar las imágenes de Ali Moon.
Traído desde México y desde el desierto australiano, este trabajo fotográfico nos presenta al hombre en su entorno y nos proporciona una
sensación de libertad y de vértigo.
- 84 pages imprimées en noir et blanc,
- couverture couleur,
- format 150 x 200 mm,
- textes et légendes en français, anglais et espagnol,
- imprimé sur papier écologique sans chlore et certifié FSC,
- octobre 2010,
- ISBN : 978-2-9537950-0-4.
Vous pouvez consulter les premières pages du livre.
- 84 pages printed in black and white,
- cover in color,
- format 150 x 200 mm / 6" x 8",
- texts and captions in english, french and spanish,
- printed on ecological chlorine free, FSC certified, paper,
- October 2010,
- ISBN : 978-2-9537950-0-4.
You can look at the first pages of the book.
- 84 páginas impresas en blanco y negro,
- caspara en color,
- formato 150 x 200 mm,
- textos y leyendas en español, frances y ingles,
- impreso en papel ecológico libre de cloro y con certificación FSC,
- Octubre 2010,
- ISBN : 978-2-9537950-0-4.
Pueden consultar las primeras páginas del libro.
Pour Ali Moon, la photographie est une forme d’expression, un dialogue visuel, une communication qui se passe de mots. Les caractéristiques figuratives et sans détour de son travail réalisé au Mexique et en Australie reflètent la photographe et le paysage dans lequel elle travaille. Ses images, à la lisière de la civilisation, capturent une gamme d’émotions : de la chaleur et la beauté à la souffrance et la douleur ; en provenance des gens, des paysages et des situations dont elle témoigne. Elle creuse au plus profond de ses sujets, immobilisant, pour l’analyser, la substance de la vie.
Son travail est aussi une reconnaissance des faits sociaux, des réalités profondes et du processus subconscient d’enregistrement pour mémoriser les mondes qu’elle visite.
Elle dit avec ses propres mots : « Je cherche l’état de compassion quand je photographie, un échange fort, comme l’alchimie d’un instant. J’essaye de penser et sentir comme le feraient mes sujets avec leurs acquis, leur sensibilité, leurs objectifs de vie et de pénétrer leurs émotions : leur douleur, leur bonheur ou leur solitude. Parfois c’est l’inverse, c’est mon état d’esprit et l’appareil photo qui créent l’émotion dans l’image. »
Son travail est un commencement, un chapitre qui s’ouvre, une ébauche, un brouillon. C’est un hommage à l’homme, à la nature, aux grands espaces et à la notion de liberté sauvage. Certaines images montrent des animaux enfermés, des clôtures, des animaux morts, d’autres montrent des endroits désertiques, des personnages solitaires. Ali Moon se concentre sur l’idée de liberté, le concept d’une liberté externe d’abord, puis celui d’une liberté intérieure. Son travail témoigne des endroits visités, des personnes rencontrées et d’un temps immortalisé pour mieux l’apprécier.
Bohdan Warchomij
For Ali Moon, photography is a form of expression, a visual dialogue, a communication that does not need words. There is a hard edge to her photographs taken in Mexico and Australia that defines her and the landscape she works in. Her work, on the fringes of civilization, directly captures a range of emotions and the heat and beauty of suffering and pain, both of people and landscape and matter. She delves deeply into her subjects, recording to analyse the substance of life.
Her work is also a recognition of social facts, of deep realities, and of the subconscious process of recording to comprehend the world she visits.
In her own words she says: ‘‘I try to reach compassion when I photograph, create a real exchange, like the alchemy of an instant. I try to feel and think like my subjects, with their background, sensitivity, ambitions and to penetrate their emotions like their pain, happiness or loneliness. Sometimes it works reverse, it is my state of mind and the camera that create the emotion in the picture.”
Her work is a beginning, an opening chapter, an ébauche, a draft, an experiment. There is a raw edge to the work and the work is open ended, unfinished. It is about people, about the open spaces of land, the notion of freedom in a physical sense. Some images show locked up animals or fences, some show death, and some the loneliness of place. Ali Moon concentrates on the idea of freedom, the concept of an external freedom first and further of an interior freedom. Her work is also a visual testimony to places visited and people met and to life in itself.
Bohdan Warchomij
Para Ali Moon, la fotografía es una forma de expresión, un diálogo visual, un medio de comunicación que no requiere palabras. Hay una frontera en sus fotografías de México y de Australia, que la define a la vez que el paisaje en el qué está trabajando. Su trabajo, a la orilla de la civilización, captura una gama de emociones y el calor y la belleza del sufrimiento y del dolor, ambos de la gente, del paisaje y del sujeto. Excava hasta lo más profundo de sus sujetos, grabando para analizar la sustancia de la vida.
Su trabajo es también el reconocimiento de hechos sociales, de realidades profundas, y del proceso subconsciente de grabación con el fin de comprender los mundos que va visitando.
Dice en sus propias palabras: « Busco un espíritu de compasión cuando fotografío, un intercambio fuerte, como la alquimia de un instante. Trato de pensar y sentir como lo harían mis sujetos, con sus experiencias, su sensibilidad, sus objetivos en la vida y trato de entrar en sus emociones: su dolor, su felicidad o su soledad. A veces, pasa al revés, son mi estado mental y la cámara de fotos los que creen la emoción en la imagen. »
Su trabajo es un principio, un capítulo que se abre, un esbozo, un borrador, un experimento. Las fronteras de su trabajo están sin dibujar, los límites son ausentes, está sin acabar. Es a propósito de la gente, a propósito de los espacios abiertos de tierra, de la noción de libertad en su sentido físico. Algunas imágenes enseñan animales encerrados o vallas, algunas enseñan la muerte, y algunas, la soledad de un lugar. Ali Moon se centra en la idea de libertad, el concepto de una libertad primero externa, y luego interior. Su trabajo es también un testimonio visual de lugares visitados y personas encontradas, un testimonio de la vida en sí.
Bohdan Warchomij
Ali Moon est une photographe autodidacte née à Paris.
En découvrant le travail de Diane Arbus : « elle a cru en son travail quand personne n’y croyait, a toujours travaillé pour elle avant tout et cherché à développer sa vision personnelle. » Elle aime aussi le travail d’Antoine d’Agata pour l’émotion qu’il transmet à ses photographies ainsi que la froideur et la force des tirages noirs et blancs de Joël-Peter Witkin et de Joseph Koudelka.
Ali Moon a commencé à voyager au Mexique en 2004–2005, puis est rentrée à Paris où elle réalisa l’exposition Noches calientes, vingt images couleur sur les nuits en Amérique latine, dans un style flou, impressioniste. Après avoir passé un an à Paris, la photographe part à New York où elle documente, dans un style plus traditionnel, la vie à Harlem et dans le métro new-yorkais. Elle rentra à Paris en mai 2007 puis, après avoir réalisé l’exposition New York – In and Out en novembre 2008, partit en Australie où elle vit actuellement.
Son travail progresse et s’affine avec l’expérience et le temps, soulignant son talent brut, naturel ; alors que la relation de proximité qu’elle entretient avec ses sujets et l’intérêt qu’elle leur porte créent l’intensité de ses images.
Ali Moon is self taught in photography and she was born in Paris.
She has discovered the work of Diane Arbus: “she believed in her work when no one else did and she worked for herself, to achieve her personal vision”. She likes Antoine d’Agata for the emotions he puts into his photographs as well as the strengh of the harsh, cold, black and white images of Joël-Peter Witkin and Joseph Koudelka.
Ali Moon started travelling in Mexico in 2004–2005 then came back to Paris for her exhibition Noches calientes, twenty colour photos about the night in Latine America. The photos were blurry, impressionist. She stayed a year in Paris and left for New York in October 2006 where she spent half a year working in Harlem and in the underground, with a more traditional, documentary approach. She came back to Paris and left in November 2008 for Australia, after the exhibition of New York – In and Out, where she currently lives.
Her work has been a progression and a refinement since then and now has the strength of experience and time to enhance her raw native talent. Its strength lies in its closeness to subject and in its decisive insight into the philosophy of nature.
Ali Moon es una fotógrafa autodidacta nacida en París.
Al descubrir el trabajo de Diane Arbus: « creyó en su trabajo cuando nadie creía en ello, siempre trabajó en primer lugar para sí misma y procuró desarrollar su visión personal. » Le gusta el trabajo de Antoine d’Agata por la emoción que transmite a sus fotografías, y también le gusta la frialdad y la fuerza de los positivados en blanco y negro de Joël-Peter Witkin y de Joseph Koudelka.
Ali Moon viajó primero a México en 2004–2005, y después volvió a París donde realizó la exposición Noches calientes, veinte imágenes en color sobre las noches de América Latina, en un estilo desenfocado, impresionista. Después de un año en París, la fotógrafa se marchó a Nueva York en octubre del 2006, donde se dedicó a trabajar en Harlem y en el metro con un estilo más tradicional, de tipo documental. Volvió a París en mayo del 2007; después de realizar la exposición New York – In and Out en noviembre del 2008, viajó a Australia donde sigue viviendo hoy.
Su trabajo evolucionó, maduró y los años de experiencia subrayaron su talento natural. Su fuerza proviene de su proximidad con el sujeto que fotografía y de su afinidad intuitiva con la naturaleza.
Cimus est une structure ouverte au monde de la création artistique sous toutes ces formes, et plus particulièrement à l'image (photographie, vidéo, graphisme, typographie).
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